Brest La sécheresse pointe à l’horizon

Brest, comme le Finistère, vient de vivre la quatrième année la plus sèche depuis 1945, sur la période allant du 1er septembre au 19 avril. Une situation critique, à surveiller.

21/04/2017 à 09:16 par yannguenegou

Au premier plan, les pluviomètres automatique et manuel du centre météo de Brest (© Centre météorologique de Brest).
Au premier plan, les pluviomètres automatique et manuel du centre météo de Brest (© Centre météorologique de Brest).

Les professionnels en appellent à la pluie ! Qu’ils soient experts météorologues, agriculteurs ou responsables de collectivités.
Cette année, le déficit pluviométrique est important dans une grande partie nord du Finistère, entre Morlaix et Brest, mais aussi de Quimper à Douarnenez, du côté de Spézet…

- 34 % à Brest

Dans l’extrême nord ouest du département, au Conquet par exemple, du 1er septembre 2016 au 31 mars 2017, le déficit est de 20 % par rapport à une année normale. Comme dans la région de Pont-L’Abbé.
Confirmation avec Michel Aïdonidis, chef du centre météorologique de Brest :

À Brest, il tombe d’ordinaire 845,5 mm de pluie en moyenne durant cette période. Là, 557,7 mm ont été enregistrés. Soit un déficit de 34 % !

Déficit qui s’élève à 42,9 % à Quimper, avec 501,3 mm contre 878,7 habituellement.

Loin des normales

Or, du 1er septembre au 31 mars, «c’est la période de recharge. Celles des pluies efficaces, qui pénètrent bien dans la terre, dans les nappes phréatiques, qui remplissent les barrages, parce que la végétation n’est pas encore très gourmande en eau et que l’évaporation est quasi-nulle.»
Nous sommes donc bien loin des normales pour cette saison de recharge.

Et la suite est du même acabit : si l’on prend en compte la période récente allant du 1er au 19 avril, il est tombé 3 mm de pluie à Brest (au lieu de 92,1 en moyenne) et 2 mm à Quimper (contre 90,2) !

Quatrième année la plus sèche

La conclusion s’impose d’elle-même : la situation des réserves en eau est critique. Michel Aïdonidis relève que, depuis 1945, cette année est la quatrième la plus sèche entre le 1er septembre et le 19 avril à Brest :

Après 1996-1997 (533,8 mm) , 1953-1954 (551), 1975-1976 (554,5). Et donc 560,7 en 2016-2017.

À comparer avec des années à forte pluviométrie, comme 2000-2001, la plus arrosée, avec 1 474 mm, ou 2013-2014 avec 1 206,3 mm.

Surveiller les prochaines semaines

Maintenant, on ne peut rien présager. Si d’un coup il se met à pleuvoir beaucoup, cela sera positif pour la floraison et les cultures mais aussi pour la gestion de l’eau lors de la saison estivale. Dans le cas contraire, la situation sera plus problématique. Il va falloir surveiller les prochaines semaines.

Pas de restriction immédiate

Du côté de la préfecture du Finistère – qui appelle à la vigilance pour éviter des départs de feux du fait d’une végétation vulnérable –, le propos se veut plutôt rassurant :

La situation ne nécessite pas de mesures de restriction immédiate. Une réunion du comité sécheresse pourrait se tenir dans les prochaines semaines pour examiner l’évolution et envisager des mesures particulières si nécessaire.
29200 Brest

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