Cinéma : on a aimé Moonlight

Le combat pour la vie d'un jeune afro-américain pauvre qui se découvre homosexuel dans un milieu hypermachiste. Oscar du meilleur film !

16/03/2017 à 16:06 par Administrateur

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Par Pierre Gicquel

Lors de la dernière cérémonie des Oscars, malgré une erreur dans les enveloppes, c’est bien Moonlight qui a remporté – au nez et à la barbe de La La Land – la statuette du meilleur film, celle du meilleur scénario adapté et celle du meilleur second rôle masculin (pour Mahershala Ali).

Un film aux antipodes de la comédie musicale et des paillettes qui retrace en trois étapes, et avec trois interprètes différents pour chaque âge, le combat pour la vie du jeune Chiron, afro-américain de Miami, pauvre et dont la mère est toxicomane. Son père quant à lui, est aux abonnés absents. Mutique, fragile et harcelé par ses camarades, pour ajouter aux privilèges que la vie lui a accordé, il se découvre homosexuel dans un cadre de vie hypermachiste.

Une histoire vraie

Le tableau semble irréel tant il est sombre. Mais Moonlight est tiré d’une histoire vraie. Celle de Tarell Alvin McCraney qui en a fait une pièce de théâtre (In moonlight black boys look blue) avant que son ami Barry Jenkins, qui n’avait jusqu’ici réalisé qu’un long-métrage à tout petit budget, ne vienne l’adapter sur grand écran.

Force du propos, finesse dans la manière de l’aborder en offrant la chance aux silences de prendre un espace important dans le récit, la réussite est au rendez-vous. Et le succès, s’il est un pied de nez à l’Amérique de Trump, est surtout celui d’un jeune gamin de la banlieue de Miami qui n’avait aucune chance d’arriver où il en est aujourd’hui. Et si la poésie était le seul moyen d’atteindre le rêve américain ?

La bande annonce :

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