Brest Quartier de Lambézellec : de la commune rurale au quartier

Commune autonome jusqu’en 1945, Lambézellec a vu au fil des siècles son vaste territoire grignoté par Brest. Elle n’en a pas moins connu une certaine prospérité.

Dernière mise à jour : 17/04/2013 à 10:12

À l’image de Saint-Marc et Saint-Pierre, Lambézellec constituait, dans un passé pas si éloigné (jusqu’en 1945, date de la formation du grand Brest), la périphérie de la ville. Très vaste, cette commune de 2 018 hectares s’étendait encore, au XVIIIe siècle, jusqu’au château. Puis, petit à petit, elle a vu son territoire grignoté par sa puissante voisine. Désireuse de s’étendre hors les murs – les remparts -, cette dernière a annexé d’importantes portions du territoire de Lambézellec en 1847 (notamment les villages de l’Harteloire et de Porstrein, la grève du même nom et les terrains du Bouguen) et, surtout, en 1861, date à laquelle 176 hectares urbanisés ont été rattachés à Brest : de l’actuelle place de la Liberté jusqu’à l’Octroi en passant par le port de commerce et le quartier de la gare.

La plus vaste commune rurale de France

Mais cela n’a pas empêché le développement de la commune. En un siècle, sa population n’a cessé de croître : de 9 000 habitants en 1839 à 14 000 en 1861, pour atteindre plus de 19 000 en 1920. Un essor démographique à mettre en lien avec le développement d’entreprises industrielles sur le territoire. La présence de nombreux cours d’eau a en effet rendu possible la construction de moulins à papier et à poudre, fabriques de chaux, tanneries et, surtout, de deux fameuses brasseries (qui fusionnèrent en 1925).
Toutefois, cette présence d’industries ne doit pas faire oublier que Lambézellec, alors considérée comme la plus vaste commune rurale de France, est restée longtemps tournée vers la terre. Avec ses cultures diversifiées, elle jouait en quelque sorte le rôle de jardin maraîcher de Brest. Fermes et hameaux constituaient en fait son paysage principal : en 1921, seuls 7% des habitants vivaient en agglomération, soit le bourg, autour de l’église, Kerinou, autour de l’étang et du village du Moulin à poudre ou encore la Croix-Rouge, entre les deux. Devenu quartier de Brest, Lambézellec a depuis bien changé. L’urbanisation a pris le pas sur la campagne même si perdurent, encore aujourd’hui, au Nord, quelques-unes des dernières  exploitations agricoles de la ville.

Viens donc faire un tour à Lambé !

Quartier très étendu, Lambézellec offre, logiquement, une multitude de visages. Tantôt festif, sportif ou artiste, le territoire ne manque en tout cas pas de dynamisme.


Entièrement rénové en 2011, le pont d’la brass, impressionnant ouvrage daté de 1893 sur lequel passait jadis le train départemental, est un de ces emblèmes du quartier. L’an passé, le conseil consultatif de quartier (CCQ) le remettait à l’honneur au moyen « d’une grande fête du peuple, intergénérationnelle et multiculturelle », détaille Marie-Françoise Le Hénanf, de la commission animation. Fort du succès de la première édition de cette Fête de la Brass’, le CCQ, aidé de tous les acteurs du quartier, remet le couvert. Au menu, une présentation de l’exposition Le petit train à Lambé par l’association Mémoires de Lambé ; des promenades en calèche, une guinguette, des canards apprivoisés… Rendez-vous le 18 mai !

Sportif, le Lambézellecois !

Autre acteur très dynamique du quartier, la Maison du théâtre. Inauguré fin 2011, cet espace, qui se présente comme une « fabrique de théâtre », fait le bonheur des bambins avec ses spectacles de marionnettes ou de clowns, « qui représentent trois quarts de la programmation », détaille Yves Leroy, directeur. Soutien aux compagnies professionnelles locales (via, notamment, des résidences de création), le Stella propose également d’effacer la frontière traditionnelle entre amateurs et professionnels, au moyen d’ateliers où les premiers travaillent avec les seconds à la réalisation d’un spectacle. Après une bonne première saison (15 000 entrées), le directeur dresse un bilan « très favorable », notamment en termes de créations théâtrales, « en nette augmentation ».
Toujours dans le domaine artistique, un détour s’impose au n°2 de la rue Pen ar Run. Car Lambézellec peut se vanter de détenir dans ses murs, – et même sur – une œuvre qui a beaucoup fait parler d’elle récemment. Une Pêche miraculeuse, réalisée par l’artiste brestoise Liliwenn, a en effet obtenu la seconde place, parmi 88 fresques de toute la France, dans un palmarès du site mondial Trompe-l’œil. Pas mal !
Enfin, comment parler de Lambé sans évoquer sa vie sportive ? Car c’est bien là une « spécificité du PL Lambé », relève
Laurence Mercier, coordinatrice : « Son grand nombre d’adhérents : environ 840. » Notamment la section handball, « la plus importante de Brest », dont une équipe en Prénationale.

Brest, 29

  1. jez
    16 novembre 2013 15:27
    bonjour je recherche photos du quartier de la croix rouge principalement la rue robespiere pendant la seconde guerre

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