Plongée en archéologie maritime

Les Tonnerres de Brest donneront l'occasion de monter à bord de l'Hermine Bretagne, le navire de recherche de l'Adramar. D'autres animations seront proposées.

Dernière mise à jour : 05/07/2012 à 13:54

 

L’Hermine Bretagne est un ancien dragueur ostréicole de 18 m de long et 7 de large, construit en 1972 par les Chantiers Sibiril à Carantec. Racheté par l’Adramar en 2000, il a été reconverti en navire de recherche archéologique sous-marine. « Au départ, nous n’avions qu’un conteneur sur le pont. À l’issue de la campagne 2005, nous l’avons remplacé par un roof en bois », précise Charlotte Le Noac’h, chargée de mission à l’Adramar. Il s’agit d’un espace de travail de 40 m2 avec séchoirs à combinaisons, bureaux, locaux techniques, zone de stockage et rangement humide pour déposer les objets sortis des fouilles, cuisine, carré de six couchettes (quatre autres en cale) et sanitaires. Le navire est équipé  d’un sonar à balayage, d’une grue hydraulique, et de 20 équipements de plongée.

 

Visite à bord

L’Hermine Bretagne est basé à Saint-Malo, quai Surcouf. Des visites seront proposées lors des Tonnerres de Brest où le navire de recherche archéologique sera amarré au bout du quai de la Penfeld. « Sept personnes de l’Adramar, dont cinq plongeurs, accueilleront le public. Nous proposerons une visite en trois parties : à bord dans un premier temps pour voir les équipements et permettre de souffler dans un détendeur ; à terre, sous une tente, nous reconstituerons un carroyage (carré de fouilles) de trois mètres sur trois pour expliquer comment on fouille ; enfin, le visiteur passera sous la tente inventaire et nous lui expliquerons toutes les étapes suivies par l’objet remonté, de la fouille au musée. » Un poster, édité pour l’occasion, répertoriera épaves, pêcheries du Finistère, pour permettre aux visiteurs de se rendre compte du riche patrimoine du département.

Créée en 1993, l’Adramar (dont le siège social est à Domagné près de Rennes) a vu le jour pour professionnaliser les plongeurs aux recherches archéologiques et pour développer l’archéologie sous-marine en France et à l’étranger sur des missions de fouilles. Dont celles du chantier de la  Nattière, à Saint-Malo, la plus importante pour l’association. « Nous y travaillons tous les étés. La publication sur la campagne 1999-2008 sera disponible en 2013. »

Y.G.

 

Pratiques : L’Adramar accueillera le public quai de la Penfeld, du 13 au 18 juillet, de 9 h 30 à 18 h. www.adramar.fr

C’est gratuit.

 

 

 

Zoom sur…

Au parc à chaînes et en Penfeld

Culture scientifique et environnementale

Plusieurs villages présenteront la culture scientifique et environnementale, l’occasion de se rendre compte, qu’en la matière, Brest joue un rôle moteur.

Au Parc à chaînes, on trouvera ainsi le Village de l’Institut polaire Paul-Émile Victor, qui proposera aux visiteurs un voyage au cœur des pôles dans le cadre de ses 20 ans. À voir également, le Village des Sciences et technologies de la mer, avec Océanopolis, axé sur Le changement global et l’océan : les variations du niveau de la mer, la « machine » océan-atmosphère, les organismes vivants marins face au changement global, les sociétés humaines face à ces changements. Sous un chapiteau, on retrouvera les principaux acteurs du monde de la recherche océanographique et de l’innovation maritime : le pôle Mer Bretagne et ses entreprises, les acteurs institutionnels… À découvrir aussi, la Ligue de protection des oiseaux, l’Agence des aires marines protégées, les espaces Région Bretagne, BMO, Ifremer-Haliotis, Bretagne Vivante.

En Penfeld, le parc national du Banc d’Arguin, le Village des cultures arctiques, le Parc naturel régional d’Armorique, le Shom, l’Adramar.

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